"Ce qui étonne chez ce
jeune poète, c'est la
"précipitation" (au sens chimique)
d'une inspiration ailée dans l'ordonnancement
d'une forme lapidaire, cristalline. Nul mot,
nulle virgule à retrancher : nous sommes dans
la perfection du dire, dans son mouvement
comme dans son étendue, au plus proche du
secret (et noué) à la grande table où
s'orientent les horizons."
(Maurice
Nadeau, extrait de la "quatrième"
de couverture du livre.)
La Parole est
fragile, Imprimerie de Cheyne, Le Chambon sur Lignon, 1981.
Des mots
qu'il eût aimé écrire lui venaient à la
tête, des phrases précieuses qui lui
faisaient fête, réchauffant son coeur, sans
rien nommer pourtant de façon précise. Ce
n'étaient pas vraiment des signes, mais
d'invisibles fils qui brillaient dans l'air,
comme les oiseaux pourraient en transporter
s'ils transportaient pour la becquée des vers
luisants en pleine nuit
(extrait, p.
22).
Émondes, première éd. Solaire, 1981.
Deuxième édition, revue et augmentée,
éd. Fata Morgana, Montpellier, 1986.
La poésie
est partagée tout entière entre le désir du
pays qui n'existe pas et le besoin du lieu
commun : entre l'ailleurs et le poncif, ses
deux génies contradictoires.
(extrait, p.
17)
Dans la paume du rêveur,
éd. Fata Morgana, Montpellier, 1984, 72p.
Que
savons-nous de la fenêtre grise où la nuit
montre tout à coup son visage de faïence ?
Lorsque mourir cogne à la vitre, la chambre
est un coffret odorant de bois clair.
(extrait, p.
15 - incipit)
Un dimanche après-midi dans la tête,
P.O.L, 1984 (épuisé)
C'est
toujours le commencement, la même aventure
incertaine. Écrire guette, la page grisonne,
peu de désir travaille. Clapotis de l'encre
et du sang. Le jour tarde sous un entassement
de feuilles et de fleurs de tilleul. Édredon
de blancheur légère. On s'est allongé dans
l'herbe, on a tout le temps de mourir. Écrire
est une affaire de cicatrices et de sanglots.
(extrait, p.
11 - incipit)
Une édition
nouvelle (revue et modifiée) de ce livre a
paru au Mercure de France en 1996
Cela qui
s'aventure ne porte pas de nom. La langue
toute est son domaine. Agenouillé, il fouille
avec des branches : un peu de terre dérange
le ciel et de minces araignées patinent parmi
les reflets.
(extrait, p.
11 - incipit)
Précis de théologie à l'usage des anges, dessins d'Alecos Fassianos, Fata Morgana, 1988.
Portraits d'un éphémère,
Mercure de France, 1990.
Ce
pourrait être sur une plage où souffle un
vent maussade à la fin de l'été. Il importe
qu'en cet endroit la terre soit plate et
basse, avec de larges perspectives, des
bouteilles à demi enfouies dans le sable et
des papiers qui volent. Il y aurait aussi de
frêles cabines blanches en contrebas de la
promenade, des sortes de confessionnaux ou de
minuscules chapelles aux portes closes dont
l'unique ornement serait une espèce de rosace
découpée dans le bois peint.
"Une
histoire de bleu épouse le rythme de la mer,
l'énigmatique régularité de la marée,
l'étendue infinie, le mouvement ininterrompu,
le lyrisme des vagues, la peur puis le repos
résigné, la plénitude d'une pluie fine qui
descend du ciel. Ce long poème explore nos
désire d'infini : bleus sont la mer,
l'écriture, Dieu, l'amour, la mort, et toutes
nos chimères. Que cette poésie, comme les
petits poèmes en prose de Baudelaire, est
limpide à apprendre par coeur"
"Dans un
livre très intime, l'Écrivain imaginaire,
Jean-Michel Maulpoix affronte le thème
inépuisable de la création littéraire. Sous
l'apparence policée d'un essai délicat et
mélancolique, il creuse au plus secret d'un
métier tabou et, à force d'humilité, en
souligne l'aride magnificence."
Hugo
Marsan, Le
Monde, 23 juin 1994.
Un dimanche
après-midi dans la tête, Mercure de
France, 1996 (nouvelle édition)
"En 1984,
paraissait Un dimanche après-midi dans la tête
chez POL. Son auteur avait 32 ans. L'ouvrage,
réédité aujourd'hui par le Mercure de France,
nous permet de constater que le recueil n'a rien
perdu de sa force. Maulpoix emprunte à Michaux
le goût de la précision, de la phrase
efficace, de l'image sans sensiblerie."
Laurent
Lemire,
La Croix, 28-29 janvier 1996.
Domaine public, Mercure de France, 1998.
"Dans Domaine
public, Maulpoix sort de sa réserve
habituelle, et travaille à la manière des
romanciers et des biographes sur ce matériau
brut qu'est une vie. Ici, la sienne. Il fait
sauter les barrières artificielles qui
séparent l'écrivain, l'intellectuel et
"l'homme"! Il pratique une sorte de
nu intégral pudique, révélant avec le même
frisson, la même intensité,
l'enchevêtrement harmonieux de ses passions
poétiques et de ses passions
amoureuses."
Blanche ou
liserée de noir, une enveloppe large comme un
livre fait tomber dans la boîte aux lettres
de belles italiques rondes, imprimées sur
papier épais : La cérémonie sera
célébrée dans la plus stricte intimité.
(extrait, p.
11 - incipit)
Ce livre
paraît en éditions de poche
"Poésie/Gallimard" à l'automne
2005.
Pluie fine
à Poissy sur le quai du R.E.R. Pluie fine sur
les banlieues, les blocs de gris et les
remblais, les bétons, les ballasts, les
camionnettes jaunes de la poste, les tags et
les buissons taillés des petits jardins.
Quelqu'un
marcherait sur la neige, sous un ciel jaune et
gris d'hiver. A pas lents, un peu lourds, qui
se rapprochent ou qui s'éloignent. Juste une
silhouette enveloppée dans un manteau de
laine noire. Un rudiment de signe sombre
cerné par la blancheur. Allant sans que l'on
sache pourquoi ni vers où. Devant lui, nul
chemin visible. Seulement l'hiver qui tombe,
recouvrant sans un bruit l'empreinte de ses
pas sur la neige.
"(...)
Dans un genre plus soucieux, que devient le
bleu ? Il « ne fait pas de bruit »,
« s’évade », « n’appartient
à personne », note Jean-Michel
Maulpoix. Voix discrète mais intense que
celle de ce déchiffreur d’azur et de mer,
connu pour ses essais critiques. Sa prose poétique,
mélancolique mais sans pathos ni adjectifs,
est faite de fragments vifs où le lyrisme
s’épanouit naturellement. En attente, il
contemple le lointain et l’enfance. « Dans
la langue, je suis en transit »,
murmure-t-il."
"
Un jour, le désir lui a pris d’écrire
« avec les mots des autres ».
Autres poètes, autres temps. Une époque de
becs de gaz et d’absinthe. Celle où
Baudelaire annexait la prose à la poésie, un
demi-siècle avant les avant-gardistes les
plus tapageurs. Une époque dont la flamme ne
brille plus, mais dont il subsiste, peut-être,
quelques braises. Jean-Michel Maulpoix souffle
dessus, les ranime, nous tend ces tisons échappés
des boulevards croqués par Monet, photographiés
par Nadar. Habits noirs, bottines, orgues de
barbarie, tout un siècle parisien s’anime
dans ces petits textes sensibles et exacts, où
« les couleurs, les parfums et les sons
se répondent » en des agencements que
n’aurait pas désavoués l’auteur de
Correspondances. Nous sommes loin de la poésie ?
Pas si sûr : les poètes sont là, nommément
cités (Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé)
ou présents, fantomatiquement, entre les
lignes. Baudelaire, encore : « Les
sons et les parfums tournent dans l’air du
soir. » Cette valse mélancolique,
Jean-Michel Maulpoix nous y invite, dans ces
morceaux de prose qui, à force de s’effacer
devant la poésie, finissent par « être »
la poésie."
Voix blanches, manuscrit de poèmes tiré en sérigraphie
Édité par
l'éphémère association Triangle, à
Houilles : deux tirages de 100 exemplaires
chacun en 1979 et 1980.
Un de ces
livres très rares que l'on réalise avec un
ou plusieurs amis (ici, en l'occurrence, Gérard
Noiret), sans moyens, sans aide, en
bricolant... Quelques exemplaires sont vendus
aux amis, comme à la sauvette, ou dans une
fête du livre en banlieue : juste de quoi
rembourser le coût du papier.
Quelques
pages d'automne, que Guy
Goffette a composées et imprimées à la
main, sur sa presse, à Harnoncourt, le 28
février 1983, et dont il a tiré 99
exemplaires numérotés sur Vélin d'Arches,
dont 10 accompagnés d'un poème manuscrit de
l'auteur
Minuscules tombeaux, avec des dessins de
Christian Gardair,
Éditions Hautécriture, La
Villedieu, 1987.
Tout
l'effort du langage poétique dément son
apparente résignation à n'être jamais que
commencement, détour et suspens.
(extrait)
Recherche du soleil levant, Aquarelles de Christian Gardair, Fata Morgana, 1990.
Le Bouton de nacre, conte, éditions Nahu ja, gravures de Philippe Blanc, 1992.
Chemins de traverse, Encres d'Henri Michaux, La Maison des amis des livres, Paris, 1994.
Le Beau jour, photographies de Patrick Bogner et Stéphane Spach, éditions Le Bateau de papier, Strasbourg, 1994.
Carnet d'un
voyage au Vietnam, édité en bilingue par les
soins de l'Ambassade de France à Hanoï
(traduction du texte original en Vietnamien
par Ngo Tu Lap), avec des peintures originales
de Nguyen Manh Tang.
Ce texte a
par la suite été repris dans le volume Chutes
de pluie fine, paru aux éditions du
Mercure de France en 2002.
Élégie de
novembre, poème
unique accompagné de photographies de
Tzu Chen Chen, éd. TranSIGNUM, Paris, 2005.
Le
peintre Christian Gardair
a recopié à la main, enluminé et fait
imprimer un texte de Jean-Michel Maulpoix "La
nuit sera blanche et noire",
sous-titré "Petite leçon de littérature
à l'usage des pianistes ».
Ce mince volume de 44 pages, à la fois
modeste et précieux par son côté
artisanal, a été tiré à 240 exemplaires
qui seront vendus 15 euros (plus vingt
"tirages de tête").
On peut le commander chez l'artiste :
Christian Gardair
, 7 rue Croix Ferrand, 33390 Berson.
L'expression
"la matinée à l'anglaise",
empruntée à Jean-Jacques Rousseau, désigne
dans La Nouvelle Héloïse un
après-midi de bonheur partagé par la
société élective de Clarens (...) Il
fallait détailler la substance de ce moment
unique : il forme le noyau lyrique de cet
ouvrage dont tous les fragments convergent
vers une même transparence, pareille à une
chambre d'échos.
extrait, p. 11.
Papiers froissés dans l'impatience, Champ vallon,1987.
"Ce que
montre Jean-Michel Maulpoix, c'est que
l'incertitude et la dépossession sont le
chemin à inventer de notre force véritable.
Car on n'écrit pas pour marquer, un peu à la
façon des lapins, le lieu d'un pouvoir ou
d'une maîtrise. Et la poésie est la preuve
-parfois criante, souvent voilée - que nous
n'appartenons pas qu'à nous-mêmes."
Dominique
Grandmont, L'Humanité, 2 février
1996.
« Fureur et Mystère » de René
Char, Gallimard, 1996.
"Sa
poésie est révélation de la poésie,
poésie de la poésie", a écrit Maurice
Blanchot de René Char. Dans un ouvrage
synthétique, Jean-Michel Maulpoix se fait
l'éclaireur d'une parole oraculaire, parfois
obscure pour ceux qui répugnent au commerce
des Pythies... Pédagogue appliqué, il livre
les clefs d'un recueil situé au coeur de
l'oeuvre du poète, puisqu'il contient
l'expérience des années essentielles :
celles de la guerre."
Thierry
Bayle, Le Magazine littéraire,
février 1996.
"Dans le
travail de sape de Michaux, par exemple, ou
dans l'homme "malade du langage"
(...) qu'inventa Louis-René des Forêts,
Maulpoix repère les cassures, les rythmes
brisés, le moi insituable et pluriel, la
conscience malheureuse du lyrisme
contemporain... Il analyse justement ce qu'il
nomme un "lyrisme critique",
un lyrisme qui ne se laisserait pas enfermer,
tel Narcisse, dans un monde à sa seule
image;3
Patrick
Kéchichian, "Le lyrisme, lieu vif de la
poésie moderne", in Le Monde , 19 mars
1998.
À
l’origine de ce volume est un essai, La
voix d’Orphée, publié sous cette même
couverture en 1989, et auquel j’ai
récemment souhaité apporter quelques
modifications en vue de sa réédition.
Jugeant utile de
le nourrir d’un plus grand nombre d’informations
concrètes, susceptibles de servir l’entente
de la notion de lyrisme, à un moment où
celle-ci est l’objet d’un certain regain d’intérêt,
j’ai ajouté au texte initial plusieurs
nouveaux chapitres : sur l’histoire du
néologisme, l’ode, l’élégie, l’inspiration,
la voix… Ces ajouts furent bientôt tels que
le texte initial doubla de volume : un nouveau
livre vit le jour…
Écrire sur le
lyrisme, sans doute est-ce donc osciller sans
cesse entre l’adhésion et le refus. Gagné
tantôt par la ferveur, tantôt par le
soupçon. Tantôt convaincu, tantôt irrité.
Et c’est risquer à tout moment de s’y
laisser aller soi-même. Pour résister autant
que possible à de telles sautes d’humeur,
je me suis surtout attaché à lester cet
ouvrage de citations nouvelles et de
descriptions historiques, souhaitant
simplement contribuer ainsi à enrichir la
compréhension d’une notion dont il
appartient en définitive à chacun de se
faire sa propre idée.
"Multipliant
les exemples et les interrogeant avec autant
de sensibilité que de rigueur – et voici
Ponge, Jaccottet, Deguy après Baudelaire,
Rimbaud, Mallarmé, voici Supervielle et
Schéhadé, du Bouchet, Nathalie Sarraute et
Novarina – Jean-Michel Maulpoix montre que
derrière les masques et loin des chapelles,
les poètes, qui habitent tous la même maison
sans mur ni toit ni porte, s’accordent
finalement sur le fait de chercher, chacun à
sa manière, « la force de l’invisible qui
est attestée par l’écriture et par elle
seule », comme l’écrit Botho Strauss dans
L’Incommencement. Et si « la poésie est
inadmissible » (dixit Denis Roche), c’est
bien que son existence de grain de sable
continue de déranger et qu’être poète en
ce temps de laminage de la pensée par le
profit est encore une façon de résister, d’être,
comme disait Achille Chavée, « un vieux
peau-rouge qui ne marchera jamais dans une
file indienne ». Ce que démontre, preuves à
l’appui, clefs en mains, le vibrant essai de
Jean-Michel Maulpoix."
Guy
Goffette, Petite météorologie d'un
marcheur de mots, Quinzaine littéraire du
1er mars 2002.
Ceci est
un livre d’adieux à ce qui se perd ou qui a
déjà disparu : le poème, tissage de
figures, objet de beauté, densité de faits
de langue, respiration accélérée ou très
lente de la pensée. Évidence et perplexité.
La
poésie sur sa fin se retourne
mélancoliquement vers les voix chères qui se
sont tues. Le poème, tel que nous l’avons
aimé, dit-elle, est un objet perdu.
Dire
adieu : c’est signifier pourtant que quelque
chose doit encore être écrit… En souvenir
du poème. Comme on viendrait entretenir sa
tombe pour en garder mémoire. Ou construire
sa dernière demeure : une simple boîte
clouée. « Le minuscule tombeau, certes, de l’âme.
»
Lyrisme
critique : cette expression
peut surprendre tant il s’attache
d’ordinaire au lyrisme une idée
d’emportement peu propice à la réflexion.
Et pourtant cette parole poétique fiévreuse
et débordante, qui volontiers se nourrit de
crises, ne saurait se réduire à la seule
expression d’une émotion. Elle porte de
longue date la méditation à même le
chant. Sous ses formes les plus modernes,
elle constitue ce lieu critique où la poésie
s’examine et se redéfinit elle-même. En
vers comme en prose, elle se pose des
questions essentielles qui touchent à son
pouvoir, ses limites et sa valeur. Voici la
résistance et le savoir du poème mis en
cause, aussi bien que son volume et sa
forme, sa musique et son phrasé, son
aptitude à la célébration ou son rapport
avec le quotidien. Ainsi l’étude du
lyrisme engage-t-elle à décrire les enjeux
de la poésie et à dénombrer ses biens
pour affirmer la continuité et le sens de
sa tâche. C’est là une manière de répondre
à l’impuissance et au désarroi qui la
frappent.
Ce
nouvel essai poursuit la réflexion engagée
il y a vingt ans avec La Voix d’Orphée
(1989) et développée dans Du
lyrisme (2000), puis dans les deux
autres volumes parus dans cette même
collection, Le
Poète perplexe (2002) et Adieux
au poème (2005).
"Pour
un lyrisme critique", 264 p. 19 euros.
ISBN : 978-2-7143-0996-9
"Maulpoix
es un nombre a tener pero que muy en cuenta.
Por eso este leve anticipo nos sabe a poco.
Miguel Casado lo presenta como un cruce entre
el pliegue y la divagación. Nosotros lo vemos
entre el diorama y el emblema. En el espacio
europeo de la lírica Maulpoix se nos presenta
no sólo como un poeta lúcido sino como un
necesario pensador."
A Matter of
Blue has gone through multiple French
printings and is noted poet, essayist, and
critic Jean-Michel Maulpoix's most publicly
and critically acclaimed book.
Throughout the collection, prose poems and
blank verse operate on a recognizable,
accessible level, offering a narrative voice
struggling for understanding in a postmodern,
sometimes desolate world. "In A
Matter of Blue Jean-Michel Maulpoix uses
the color blue to encompass melancholy and
nostalgia, but also the joy and hope inherent
in life. Even if the gods' presence can
no longer be taken for granted, blue still
remains to accompany us in our daily lives,
although it may suffer from fatigue and be
unsure of its own strength."
Dawn Cornelio
from the translator's introduction.
Eine
Geschichte
vom
Blau,
traduction
de
Margret
Millischer,
Erata
ed.
Leipzig,
2008.
édition
bilingue,
187p.
"Der Farbe des Meeres und des Himmels, der Farbe von Felswänden und
Regen ist dieses Buch gewidmet. Neun Episoden beschreiben jenes Blau,
das nicht nur für Sehnsucht und Hoffnung steht, sondern für das Leben
selbst. Wäre die Farbe ein Wort, sähe es sich von Maulpoix in eine Geschichte
aus Liebe, Fernweh, Freude und Leid verwandelt, in der sich das
Schicksal der Menschen spiegelt. In Landstrichen, Worten und
Geräuschen findet der Dichter das Blau, beschwört es herauf zu einem
Tanz von Bildern, die ineinander greifen und zu klangvollen Prosagedichten
verschmelzen.
"
Kékversek,
traduction
hongroise
d'Une
histoire
de
bleu,
accompagnée
d'extraits
de L'Ecrivain
imaginaire
et
d'une
préface,
par
Enikö
Sepsi,
Typotex
éd,
Budapest,
2008,
150 p.
O
Modrini,
traduction
slovène
d'Une
histoire
de
bleu,
par
Nadja
Dobnik,
éd.
Poetikonove
Lire,
Ljubljana,
2008,
126 p.
Der
Geistschreiber,Édition
allemande de L'écrivain
imaginaire, traduction par Jürgen
Strasser, ed.
Leipziger Literaturverlag. 2009.
Traduction
allemande par Margret Millischer de l'essai
sur les Lettres à un jeune poète de
Rainer Maria Rilke
Pasos
sobre la nieve, Traduction
espagnole de Pas
sur la neige, par Evelio Minano Martinez.
La Garua éd. Barcelone. 2010.
Nem
Létek a Hoban, traduction hongroise
de Pas
sur la neige, par Veronika Kovács.Editions
Racio Kiado, Budapest, 2010.
Le monologue de l'encrier. The inkwell's monologue (Traduction par Dawn
Cornelio)
Extraits de Ne cherchez plus mon coeur et de Portraits d'un éphémère, traduits par Alexandra Oledzka-Frybesowa, in
Wspolczesni Poeci Francuscy ktorych nie znamy, Pologne, 1994.
Extraits de Dans
l'interstice, traduits par Andrew Rothwell,
dans l'anthologie bilingue "The new
french poetry", réalisée par David
Kelley et Jean Khalfa, Bloodaxe Books editor,
Newcastle.
Extraits
d'Émondes, de Dans la paume
du rêveur et de Dans
l'interstice, choisis, présentés
et traduits en portugais (Brésil) par
Mário Laranjeira, dans l'anthologie
Poetas de França Hoje, 1945-1995
publiée aux éditions de l'Université
de São Paulo, Brésil, en 1996.
Extraits d'Une Histoire de bleu traduits par Camilla Gjorven, in
Det naeres exotica, anthologie de poésie française contemporaine, Oslo, 1998
Extraits d'Une histoire de bleu, traduits par Dawn Cornelio, in
Poetry, Chicago, oct-nov.2000.
Extraits d'Une histoire de bleu et de Domaine public, traduits par Giani
d'Elia, in
Nel Pieno Giorno dell'oscurità, Antologia della poesia francese contemporanea, a cura di Fabio
Pusterla, ed. Marcos y Marcos, 480 p, automne 2000.
Extraits du Précis de théologie à l'usage des anges, et autres textes, parus dans la
Petite anthologie de poésie française publiée par AnneStruve Debeaux aux éditions Schichosha à Tokyo. Avril 2001.
"Paciencia" y otros poemas, in
Una Montana de voces, Antologia de poesia contemporanea de expresion francesa, par Jorge Najar, Embaja de Francia en Paraguay, 2001.
"Le ciel d'en-bas", extrait de
Chutes de pluie fine, traduction en russe par
Anastasia Vinogradova (Moscou). Automne 2001.
"Le marchand de couleurs", extrait
d'Une histoire de bleu, traduction en anglais par Dawn Cornelio, dans la revue
Poetry NZ 23, éditions Brick Row, Auckland (New Zealand) et Palm Springs (California, USA). Novembre 2002.
Choix de
poèmes traduits en anglais par Dawn Cornelio sur le site Double
room, journal of prose poetry. (2004)
Choix de
poèmes traduits en anglais par Dawn Cornelio sur le site "The
other Voices International Project"
(2004)
Poèmes
traduits en polonais dans l'anthologie de
Krystyna Rodowska Na
Szali Znakow, parue à Wroclaw en 2007
"Extraits
d'Une histoire de bleu" traduits en
Danois par Merete Nissen dans "Fire
franske digtere", anthologie,
éditions Legenda 7, Copenhague, mai
2008
"Le Mal de la lumière", dans le cadre de la série "Les Poétiques", enregistré au Théâtre du Rond-Point, à Paris, le 28 janvier 1999, avec Daniel Mesguich, Julie Denisse, musiques créées par Bobby Rangell. Série d'émissions réalisées par André Velter et Claude Guerre.
Que peut la poésie ? Du lyrisme contemporain,
Émission de Thierry Genicot, RTBF (Radio 1), le 23 septembre 2000 à 19h 10.
Émission de 30'.
"Nouvelles de la poésie", avec Michel Deguy, Répliques, émission animée par Alain Finkielkraut, France culture, le 17 mars 2001
"Écrire
la poésie", dans le cadre des Chemins de la
connaissance, émission de Jacques Munier,
France culture, le 7 mars 2005
Promenade poétique dans le XXème siècle, entretien avec J.B.Para, CNED, 2001, durée 106 mn.
Référence CNED : M V107 V
A
la recherche de Vincent Van Gogh, avec
Christian Gardair,
DVD, 2004
Vidéo
: "La
découverte de l'Amérique", intervention au
colloque "l'Art de la Ville" qui
s'est tenu à l'Université Toulouse-Le Mirail
du 6 au 8 novembre 2008. Lecture partielle
d'un ouvrage resté inédit, "L'Amérique
n'existe pas".
A multimedia performance recorded live in
Carpi at "la Fonoteca", december
1999.
Webbed Hand welcomes the work of Marco
Lucchi, a noted and very skilled musician
who has distinguished himself in Europe for
his work in the experimental, new age, and
electronica genres.
This album
is the audio document of a multimedia
performance which took place in 1999, based
around the texts of French poet Jean Michel
Maulpoix, who took part in this event. The
music was composed and performed by Marco
Lucchi, with the accompaniment of other
musicians and vocalists. The performance was
a very visual event too, with dance, lights,
and projections.
Click
here to listen to an audio
stream (m3u) or download "Tantra à
l'usage des anges"
Ouvrages
à consulter et numéros spéciaux de revues
Christian DESCAMPS, Poésie du monde francophone, Le Castor astral, 1986.
Robert SABATIER, La poésie du XXème siècle, T. 3, Albin Michel, 1988.
Bruno GREGOIRE, Poésies d'aujourd'hui, Seghers, 1990.
Revue Moebius : Panorama de la poésie française contemporaine, Triptyque, Montréal, 1991.
Alain BOSQUET, Anthologie de la poésie contemporaine, Le
Cherche-midi, 1994.
« Approche de Jean-Michel Maulpoix », Texte de Richard Millet, entretien avec Benoît Conort, in Revue Java, n°1, mai 1980.
André VELTER, Poésie studio, Poésie/Gallimard, 1999.
Michel JARRETY, Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours,
P.U.F, 2001.
Monique PETILLON, A
mi-voix, éditions Farrago, 2006
Numéro spécial
de la revue "Faire part", printemps 2011.
Textes d'Yves Bonnefoy, Jacques Dupin, Michel Deguy,
Alain Duault, Marc Cholodenko, Jacques Réda, Antoine
Emaz, James Sacré, etc... Pour la présentation et le
sommaire complet, cliquer
ici.
Numéro spécial
de la revue "Nu(e)", (n°48), printemps
2011. Textes de Corinne Bayle, Arnaud Beaujeu, Jérémie
Berton, Béatrice Bonhomme, Pierre Brunel, Benoît
Conort, Michèle Finck, Gabriel Grossi Jean Yves Masson,
Aude Préta de Beaufort, Lionel Ray.
Carole TOUTAIN, Ecrire l'éphémère, mémoire de D.E.A réalisé à l'Université de la Sorbonne nouvelle sous la direction de Madame Claude
Debon, 1995.
Sabine WOLTERS, Une poétique de la couleur, mémoire de maîtrise réalisé à l'Université de Metz, sous la direction de Madame Jeanine
Baude.
Nelly CARNET, Le lyrisme impersonnel dans "Un dimanche après-midi dans la tête", Mémoire de D.E.A réalisé sous la direction de Michel Collot à l'Université Paris X, 1996.
Sarah DRUET :
"Jean-Michel Maulpoix dans le domaine public de
la poésie, une nouvelle quête
d'impersonnalité", in Contemporary French
poetics, ouvrage collectif dirigé par Michael
Bishop et Christopher Elson, éd Rodopi,
Amsterdam-New York, 2002, pp. 113-124.
Laure HELMS,
"le bleu ne fait pas de bruit", Twentieth
century French poetry, Cambridge university
press, 2010